Conseils et informations sur le bilan carbone

jeudi 3 juin 2010

Le Bilan Carbone des éco-barons

Ils sont aussi riches que discrets et mettent leur fortune au service de l’environnement. Voilà les points communs entre ceux qu'on appelle les éco-barons. Si en tant que consultant carbone, je devais faire leur Bilan, il y a de forte chance que ces milliardaires présenteraient d’excellents résultats !

Un des précurseurs de cette vague fut John D. Rockfeller Junior qui acheta de multiples terrains aux Etats-Unis pour créer des parcs nationaux dans le but de préserver la virginité de l’Amérique. D’autres capitalistes persuadés de l’importance de la préservation de nos terres ont pris le relai depuis.

Depuis maintenant 10 ans Roxanne Quimby a acheté 40 000 hectares de forêts. Elle souhaite acquérir 80 000 hectares pour pouvoir doubler la superficie du Baxter State Parc (le plus grand parc naturel du Maine) en léguant les terres. «Je fais cela uniquement pour ma satisfaction personnelle : celle de me dire que j’ai laissé la planète en meilleur état que je ne l’ai trouvée et que ma vie s’est pleinement accomplie», déclare-t-elle.
Fatiguée par le rythme du business, Roxanne Quilby empocha 400 milions de dollars en vendant les parts d’une société spécialisée dans des produits de beauté naturels.

Le groupe Richemont ne vous dit peut être rien. Le deuxième acteur mondial de l’industrie du luxe, dirigé par Johann Rupert a dans son portefeuille des marques prestigieuses comme Cartier, Lancel, Dunhill ou Montblanc. Sa famille est la deuxième fortune d’Afrique du Sud et doit cette richesse à son père qui développa l’empire du tabac Rothmans puis s’est diversifié dans les mines et la banque. A la fin de sa fin, ce dernier se rapprocha des « Noirs » et pris la tête de la WWF. Il estima que les parcs n’avaient un avenir que si la communauté s’y investissait pleinement. C’est pourquoi la famille a offert un parc naturel de 20 000 hectares au pays et finance en parallèle une école de formation des métiers de l’éco-tourisme.

De son côté le milliardaire suédois Johan Eliash, ancien conseiller pour l’environnement du Premier ministre Gordon Brown, a une vision plus terre à terre. Le propriétaire de la marque de sport Head a souhaité rentabiliser l’achat des 200 000 hectares de forêt amazonienne pour 12 millions d’euros, en vendant des permis d’émission aux entreprises qui ont besoin d’équilibrer leur Bilan Carbone. Dans notre monde où la préoccupation du réchauffement climatique s’intensifie, le carbone est devenu une marchandise qui s’échange en bourse.
Le président Lula en personne dénonce ce néocolonialisme, mais Johan Eliash défend sa vision opportuniste en considérant que ceux qui achètent des forêts pour les protéger doivent y trouver leur compte.

Le milliardaire MC Davis qui, parti de rien, finança ses études en jouant au poker, a acheté 20 000 hectares de nature sauvage dans le nord-ouest de la Floride et s’est promis de redonner à la nature son aspect initial avant l’arrivée de la civilisation. Son action a déjà empêché la construction d’immenses complexes de tourisme avec piscine et terrain de golf. Il injecta 100 autres millions pour construire un musée qui a pour objectif de sensibiliser la nouvelle génération à la protection de l’environnement. Et il ajoute simplement : « La démographie galopante et le maintien de la biodiversité ne peuvent aller ensemble. Je suis contre la croissance démographique, nous n’avons pas besoin d’être plus nombreux sur terre ».

En France, on peut noter qu’Etienne Bourgeois et sa mère, la styliste Agnès B, mettent la goélette Tara au service de la recherche scientifique.

Et vous, avez-vous connaissance d’autres éco-barons, personnages discrets mais au service de la nature ?

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