Conseils et informations sur le bilan carbone

mercredi 18 août 2010

Le Bilan Carbone de la France

"En France, on n'a pas de pétrole, mais on a des idées"...

Ce slogan publicitaire, né après le premier choc pétrolier des années 70, est une réalité (en tous les cas pour le pétrole).

Géologiquement, notre pays ne possède pas suffisamment de ressources énergétiques pour absorber notre consommation : la production de charbon est passée de 40 millions de tonnes par an à la fin des années 70, à 3 millions de tonnes en 2003. En 2004, les derniers puits, situés à Creutzwald en Lorraine, furent définitivement fermés. Le gisement de gaz de Lacq (Aquitaine) a fourni jusqu'à 6 ou 7 millions de tep de gaz par an, contribuant à 15% de la production nationale d'énergie primaire. Aujourd'hui, ce pourcentage est descendu sous la barre des 1%. Quant au pétrole, la production a difficilement atteint les 3 millions de tep par an et se stabilise de nos jours autour de 1,5 million, dépassant péniblement les 1% de la production d'énergie primaire de notre pays.

Des solutions alternatives

Face à une situation de dépendance vis à vis des pays exportateurs d'énergie, et également pour des raisons de sécurité (en particulier après les deux crises pétrolières des années 70), la France tente de trouver des solutions alternatives et s'oriente vers un mix énergétique basé sur les énergies renouvelables et le nucléaire.

Les petits ruisseaux font les grandes rivières...

Dès les années 50, un programme de grande envergure de construction de barrages a été mis en place pour utiliser la force de l'eau pour produire de l'électricité. Cette production est loin d'être négligeable car 12% de l'électricité que nous consommons provient de l'hydraulique.
Hormis l'hydraulique, l'effort en faveur des énergies renouvelables s'est également porté sur le bois (9,3 Mtep en 2003), les déchets urbains (2,1 Mtep), l'éolien (0,03 Mtep), le biocarburant (0,4 Mtep), et bon nombre d'autres technologies prometteuses.

Emergence et développement du nucléaire

C'est le général de Gaulle qui créa le Commissariat à l'Energie Atomique (CEA) au lendemain de la deuxième guerre mondiale (oct. 1945) pour développer la recherche nucléaire à des fins militaires. Mais c'est suite à la première crise pétrolière que le gouvernement entreprit le développement de la filière à l'usage des civils et fit rentrer notre pays dans le "tout nucléaire".

Aujourd'hui, la France compte un parc de 58 réacteurs pour une puissance installée de 63 GW, soit le 2ème parc du monde en taille après celui des Etats-Unis. 78% de l'électricité consommée en France provient des réactions nucléaires.

Le Bilan Carbone de la France

Ce choix stratégique lié à l'histoire du pays permet à la France de se targuer de posséder une des meilleures moyennes nationales pour les émissions de CO2 par kWh à 0,09 kg de CO2/kWh électrique en 2003 (la moyenne de l'Europe étant à 0,45 avec une pointe à 1.07 kg de CO2/kWh pour le Luxembourg) ce qui est bien sûr totalement profitable au Bilan Carbone national.

Toutefois, bien que le nucléaire présente l'avantage d'émettre très peu de CO2, d'autres problématiques écologiques sont en jeu pour cette énergie. Il ne faut, par exemple, pas omettre que le nucléaire n'est pas une énergie primaire car l'énergie est tirée de l'uranium qu'il est nécessaire d'extraire.

A chaque solution, une nouvelle problématique ? Qu'en pensez-vous ?

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