Le développement durable génère de multiples démarches ou appellations, comme les produits estampillés FSC (matière première issue de forêts gérées de façon durable) ou l'intégration de l'éco-conception (développement des nouveaux produits) dans l'entreprise. L'effet Grenelle est toujours présent et a permis de développer une véritable prise de conscience tant pour les entreprises que pour les particuliers.
Bien que nous assistons à la multiplication des initiatives, elles restent souvent décousues avec des champs d'applications encore flous. Carrefour et Leclerc présentent un étiquetage carbone (empreinte carbone) sur un certain nombre de produits. Mais comme leurs méthodologies sont différentes (en particulier pour le champ d'application), il n'est pas judicieux de comparer deux mêmes produits provenant des deux enseignes différentes, même si leur volonté est bien présente.

Les échéances approchent à grand pas (étiquetage, taxe carbone, quotas carbone...) : Il devient donc essentiel d'éliminer toutes les démarches inadéquates et en particulier les discours publicitaires trompeurs surfant sur la vague "verte". Le décuplement des logos complique la compréhension du consommateur avec le risque d'une perte de confiance. D'autant plus qu'aujourd'hui, 80% d'entre eux (source : Greenext) sont en attente d'informations sur le sujet.
En plus de la volonté politique de nos décideurs, il faut développer une (des) méthodologie(s) commune(s) pour guider le consommateur vers une clairière au milieu de la jungle ! Les enjeux sont assez importants car le consommateur finira par définir ses achats selon le prix et/ou l'empreinte carbone des produits. Le commerce de proximité pourrait bien tirer son épingle du jeu.
Le Bilan Carbone est l'une de ces méthodes. Il a une reconnaissance de plus en plus forte, même au-delà de nos frontières. Développé et géré par l'Adème depuis 2004, il est affiné au fil du temps et des résultats des Bilans Carbones précédents.
A défaut d'accord, ne devrions-nous pas l'imposer aux entreprises par une législation ?
Sur quelles bases définirons-nous et ferons-nous appliquer ces nouvelles lois ?



