Conseils et informations sur le bilan carbone

mardi 30 mars 2010

Le Bilan Carbone du décalage horaire

Bien sûr, les deux évènements de ce week-end n'ont échappé à personne : "Earth Hour" et le changement d'heure.

Le premier a pu vous échapper sans grande conséquence. Mais si vous avez loupé le deuxième, vous avez pointé le bout de votre nez au bureau avec une heure de retard !

Les liens entre les deux évènements : la durée (60 minutes) et l'environnement, à savoir le bilan carbone planétaire.


Le décalage horaire : à quoi ça sert ?

Historiquement, le décalage horaire ressemble à une vieille dame par rapport à "Earth Hour".

Instauré pour la première fois en Allemagne et en Angleterre en 1916, Benjamin Franklin évoque l'idée en 1784, dans un article de presse, avec la ferme intention de réaliser des économies d'énergie. Car en effet : l'objectif principal de ce décalage horaire est bien économique avant d'être écologique.

Après une première tentative entre 1917 et 1945, la France l'instaura à nouveau en 1976 à la suite du premier choc pétrolier. De nos jours, le choix de la date du changement se fait au niveau européen avec une harmonisation de l'ensemble des pays le pratiquant.

Bien que personnellement je trouve agréable de pouvoir profiter plus longuement du soleil le soir, 2 Français sur 3 semblent être contre ce changement.
Différentes études présentant en tous cas les avantages et inconvénients du changement horaire, et les gains énergétiques et économiques réalisés poussent à conserver l'heure d'été.


Et la "Earth Hour" alors ?

C'est seulement en 2007 qu'est arrivée "Earth Hour" (une heure pour la planète) à Sydney, suite à l'initiative d'associations écologiques... françaises.

L'opération, qui consiste à éteindre tout appareil électrique pendant une heure, est portée par la WWF et est plus symbolique qu'économique. Son idée est de sensibiliser les gens à l'évolution climatique de notre planète.

L'opération monte en puissance chaque année, et en 2010 ce sont 4000 villes dans 125 pays (88 l'année dernière) qui y ont participé.

Le bilan énergétique n'est pas totalement neutre, car en France, cela a représenté un peu plus de 1% de baisse de la consommation électrique, ce qui représente 13 millions d'ampoules de 60 Watts ou l'équivalent de consommation d'une ville comme Lyon en hiver.

2 évènements, 2 dates, 2 idées, mais finalement un seul et même but : économiser nos ressources naturelles pour préserver la planète !

Et vous qu'en pensez-vous?

jeudi 25 mars 2010

Le Bilan Carbone des GES

Le Bilan Carbone comptabilise les émissions des gaz à effet de serre (GES) d'une activité.

Mais, au juste, qu'est ce que l'effet de serre ?

Une représentation simple du phénomène est tout simplement celle des serres utilisées pour la culture des plantes afin d'augmenter artificiellement la température du lieu.

Dans l'atmosphère entourant la Terre, il y a des gaz à effet de serre qui jouent grossièrement le même rôle que les serres de culture et maintiennent une température moyenne vitale pour l'être humain. Les gaz à effet de serre, comme la serre, laissent passer la lumière du soleil, mais sont hermétiques aux rayonnements infrarouges.

Zoom sur les GES !

Chacun sait que le soleil émet des rayonnements en permanence :
- 30 % des rayonnements sont réfléchis et renvoyés dans l'espace par les nuages, la glace, l'air... soit par les surfaces claires de la Terre. C'est ce que l'on appelle l'albédo.
- 20 % sont absorbés par l'atmosphère.
- 50 % sont absorbés par le sol qui en retour émet un rayonnement thermique sous forme d'ondes infrarouges. Ces ondes, partant du sol, ne peuvent plus s'échapper de l'atmosphère car elles sont absorbées par les GES, qui du coup chauffent. Tout comme le sol, les GES dissipent cette nouvelle énergie sous forme d'ondes infrarouges qui reprendront la direction du sol pour le réchauffer à nouveau.

Une chaleur nécessaire...

Ce phénomène de chauffage naturel permet donc de préserver une température clémente pour l'ensemble de la faune et de la flore. Sans ça, la planète aurait une température de -18°C à paramètre constant. Si la planète se refroidit, les glaciers se développent et augmentent l'effet albédo, réfléchissant plus de rayonnement solaire dans l'espace, donc refroidissant encore plus la Terre... La température descendrait alors à -100°C !

...mais à maîtriser !

Inversement, si nous augmentons la concentration naturelle des GES par nos activités quotidiennes, nous accentuons le phénomène d'effet de serre et la température moyenne de la planète augmentera. Situation que nous vivons vraiment, d'où la préoccupation actuelle et la création de principes de sensibilisation comme le Bilan Carbone.

Pour la petite histoire, Svante Arrhenius annonçait dés 1896 (oui, oui, en 1896 !) qu'en brûlant le charbon, la terre allait se réchauffer, via un effet de serre renforcé... mettant en évidence le risque de réchauffement climatique...

Cela fait 114 ans...

mardi 23 mars 2010

Le Bilan Carbone des Régionales

Comme bien des Français, je me suis rendu à mon bureau de vote pour les Régionales.

Comme bien des Français, je fus surpris par la taille du bulletin de vote, une feuille A4, à plier en 8 pour l'insérer dans l'enveloppes. Dans l'isoloir, j'ai même eu une pensée pour les personnes qui s'occuperont du dépouillement, plus tard dans la soirée.

Ce matin, j'ai pris mon code électoral pour tenter de comprendre ce qui avait pu déterminer le format du bulletin. C'est l'article R30 modifié par le décret n°2007-1670 du 26 novembre 2007 qui m'a donné la réponse : "Les bulletins doivent être imprimés en une seule couleur sur du papier blanc, avec un grammage compris entre 60 et 80 grammes au mètre carré et avoir les formats suivants :
- 105x148 mm pour les bulletins comportant un ou deux noms
- 148x210 mm (A5) pour les listes comportant de 3 à 31 noms
- 210x297 mm (A4) pour les listes comportant plus de 31 noms."

Voilà donc ma réponse. La taille est fonction du nombre de noms sur la liste. Pas illogique pour conserver une bonne lisibilité des candidats, d'autant plus qu'il y a une "charte typologique" à respecter.

Quid de l'usage de papier recyclé?

C'est un peu plus loin que j'ai trouvé la réponse. En effet, l'Etat n'impose pas, mais incite simplement l'usage de papier recyclé. Dans l'article R39 du même code, et modifié par décret 2007-76 du 23 janvier 2007, l'Etat s'engage "au remboursement des frais d'impression ou de reproduction sous présentation de pièces justificatives, pour les bulletins de vote produits à partir de papier de qualité écologique répondant au moins à l'un des critères suivants :
a) papier contenant au moins 50% de fibres recyclées ;
b) papier bénéficiant d'une certification internationale de gestion durable des forêts"

Tout cela va dans le bon sens, mais connaissant bien le secteur papetier, cela ne me semblerait pas aberrant de monter le taux à 100%. Encore faudrait-il s'assurer que le papier recyclé utilisé n'est pas été re-blanchi au Chlore. Mais c'est un autre débat.

Pour la petite histoire, c'est à la demande de Greenpeace et Le festival du vent que 2 députés UMP ont déposé une proposition de loi visant à intégrer cette demande écologique dans le code électoral.

Mes interrogations sur l'usage et la coutume des bulletins de vote, lors d'élections gérées par l'Etat ont donc trouvé des réponses.

Restent plusieurs interrogations...

...Pourquoi, dans l'isoloir, y avait-il un sac poubelle en plastique noir (et pas jaune) pour jeter les listes non sélectionnées par l'électeur ? J'imagine mal un employé de la commune rouvrir tous les sacs pour trier le papier recyclé !

...Ce genre de bulletin ne favorise-t-il pas le vote écolo ?

...Comment voter blanc dans le secret ? Une enveloppe plate dans un tas d'enveloppes ultra épaisses car bourrées de papier ne passe pas inaperçu... Si ?

...N'était-il pas possible, plutôt que d'imprimer une liste entière sur chaque bulletin, d'avoir 3 posters affichés au mur et des bulletins miniatures ?

Je vous le demande !

lundi 22 mars 2010

En passant par la Lorraine, avec mes panneaux...

EDF - Energie nouvelles projette de construire la plus grande centrale solaire de France (voire du monde) en Lorraine pour une mise en service à partir de 2012.











De quoi améliorer encore le Bilan Carbone de notre pays pour la production de l'électricité.

C'est une ancienne base aérienne de l'OTAN, désaffectée depuis 2004, qui devrait être reconvertie en un immense champ de panneaux voltaïque. Le parc devrait faire 415 hectares, soit la taille de plus de 550 terrains de football ou encore l'équivalent du cimetière du Père-Lachaise à Paris. Sa production devrait quasiment satisfaire la consommation d'une ville de la taille de Colmar (66 000 habitants) en générant 143 mégawatts.

Sur une partie du terrain, il reste des bâtiments qu'il faut détruire et désamianter. C'est pourquoi, la mise en service de la centrale solaire devrait être effective en deux temps, 2012 et 2013.

Le taux d'ensoleillement du département de la Meurthe-et-Moselle étant faible, il bénéficie d'un bonus de 18% des nouveaux tarifs réglementés par le gouvernement. EDF-Energie renouvelable pourra donc amortir son investissement en revendant l'électricité à... EDF.

Reste que tout le projet est encore au conditionnel. Le début des travaux est sous la réserve de l'obtention des autorisations administratives, et en particulier du permis de construire.

Par ce projet, notre pays montre sa volonté de développer les énergies renouvelables, même si nous sommes encore à la traîne en comparaison à d'autres pays européens.

Faut-il poursuivre dans cette voie ? Qu'en pensez-vous ?

jeudi 18 mars 2010

Champagne !

Lors de ma dernière publication, j'ai abordé le sujet de l'éco-conception comme outil pour la réduction des émissions de Gaz à Effet de Serre.

L'icône le plus chic de la gastronomie française présente une innovation qui va dans ce sens : le champagne !!

Le Comité Interprofessionnel des Vins de Champagne (CIVC) annonce en effet le standard de la nouvelle bouteille de champagne qui aura subi un régime de 65 grammes, inaperçus pour les consommateurs mais appréciables, pour l'environnement !

Le dégagement de gaz exerce une pression de l'ordre de 6 kilogrammes par centimètre carré. Pour éviter tout incident avec le contenant, le cahier de charges du CIVC impose une résistance de la bouteille de 20 kilogrammes par centimètre carré aux verriers qui réalisent les flacons. C'est pour cette raison que la bouteille de champagne pèse 900 grammes face à 400 ou 500 grammes pour les autres vins.

Aujourd'hui les verriers peuvent proposer des bouteilles de 835 grammes (-7%) tout en garantissant le respect du cahier des charges. Sur une année pleine, le CIVC diminue son empreinte carbone de 8000 tonnes de CO2, comparable à l'émission de 4000 voitures sur une année.

Notons quand même que le groupe Vranken-Pommery utilise ce format depuis 2002...

Alors, est-ce que le CIVC surfe sur la mode "verte" pour présenter cette évolution? Quoi qu'il en soit, ne boudons pas notre plaisir... Alors, Champagne !!

mardi 16 mars 2010

Bilan Carbone : C'est fait !!

Votre entreprise vient d'avoir les résultats de son Bilan Carbone. Quel que soit le résultat, il faut maintenant penser réduction des émissions des gaz à effet de serre. Mais comment faire ? Par où commencer ? A quel rythme ?

La réponse dépend de l'activité de l'entreprise et du résultat de l'étude.

L'éco-conception est, par exemple, une des démarches qui peut vous aider à aboutir à vos objectifs (voir aller plus loin). Comme le développement durable, c'est une démarche émergente cherchant à revenir aux sources de la création du produit, en prenant en compte l'aspect environnemental.

Pour éco-concevoir un produit, il faut prendre en compte l'ensemble de son cycle de vie, de sa conception à sa fin de vie, en passant par l'extraction des matières premières, la fabrication, la logistique et l'usage. Une étape indispensable pour éviter tout transfert de pollution.

Voler léger !

Prenons l'exemple d'un avion de ligne. Nous savons que sa consommation annuelle de kérosène est en fonction de son poids (1 kg en moins permet d'économiser 260 litres de kérosène par an). Un des challenges de l'industrie aéronautique est donc d'alléger les avions en substituant le métal par des composites plus légers (une autre méthode : la compagnie All Nippon Airlines propose de passer au petit coin avant de monter dans l'avion...).

Une bonne démarche... tant que l'avion vole... En effet, lorsque la vie de l'appareil touche à sa fin, il faut penser à la recycler, et les composites développés ne sont que très rarement recyclables, contrairement aux métaux. L'industrie aéronautique est aujourd'hui consciente de ce transfert de pollution et rentre doucement dans l'éco-conception sur certaines pièces de l'appareil. Doucement, car l'analyse du cycle de vie d'un produit est une tâche fastidieuse et souvent coûteuse (20 à 30 000 Euros ou plus, en fonction de la complexité de l'étude). L'entreprise peut toutefois très vite y trouver son compte.

L'Ademe met à disposition un logiciel libre, le Bilan Produit, permettant d'avoir une première approche d'une ACV.

En Alsace et en Lorraine, le pôle fibres (un des pôles de compétitivité mis en place en France) propose d'accompagner les PME à intégrer l'éco-conception via le programme complet Cimeco à moindre coût (financement et aides de nombreux partenaires).

Une très bonne occasion d'entamer une démarche environnemental dans votre entreprise.
Alors, c'est parti ?

jeudi 11 mars 2010

Bill Gates, grand défendeur du "zéro émission" de CO2

Bill Gates, ça vous dit quelque chose ? Peut être que Microsoft vous parle plus ?

Le premier est le fondateur du second. Aujourd'hui, Bill Gates, s'est retiré de la gestion directe de Microsoft.

Cela ne l'empêche nullement d'intervenir lors de différentes conférences. Le 12 février 2010, lors du TED (Technology Entertainment Design) organisé à Long Beach, en banlieue de Los Angeles, il a plaidé pour une source d'énergie ne produisant pas de di
oxyde de carbone (CO2), afin de lutter contre le réchauffement climatique.

S'il avait un seul vœu à faire pour les 50 prochaines années, ce serait celui d'une culture du "zéro carbone".

"La formule est simple. Une grande quantité de dioxyde de carbone signifie une hausse des températures et donc des effets négatifs, comme la destruction d'écosystèmes. Nous devons arriver à zéro" émission de CO2, a-t-il insisté. Bill Gates en a profité pour défendre un projet baptisé "Terrapower" qui consiste à fabriquer des réacteurs alimentés avec des déchets nucléaires et capables de fonctionner pendant des décennies. "C'est un peu comme une bougie : on brûle 99% des déchets" explique-t-il.

Excellent, me direz-vous ! D'autant plus qu'à ces côtés, il avait l'ancien vice-président américain Al Gore, que l'on ne présente plus. Il a tenté de défendre l'adoption d'un arsenal législatif pour réduire les émissions des gaz à effet de serre... bloqué par le Sénat américain.

La démarche de Bill Gates ne peut être qu'appréciable. Plus importante sera la pression des personnages publiques sur le sujet, plus vite nous améliorerons nos bilans carbones !!!

Mais voilà, bien que Bill Gates ne soit plus aux commandes de Microsoft depuis le 27 juin 2008, il en reste un actionnaire important avec un poste de Directeur non-exécutif dans le groupe. Et si on se penche sur une étude faite par Greenpeace (mise à jour régulièrement) concernant les "actions vertes" des grands groupes électroniques, Microsoft se place tout simplement... bon avant-dernier !!!












Tirer une conclusion sur ces deux éléments d'analyse serait bien trop simple et certainement trop rapide.
Mais c'est une bonne occasion pour lancer le débat et de vous laisser la parole !

mercredi 10 mars 2010

Des micro-éoliennes au service de votre Bilan Carbone !

L'usage des ressources naturelles, et notamment du vent à travers les éoliennes, est une des clés pour diminuer notre dépendance aux énergies fossiles. Toutefois, l'esthétique visuelle de ses immenses moulins modernes n'est pas forcément au goût de tous dans nos paysages.

Pour pallier à ce défaut, deux entrepreneurs, gérants de la société Aeolta basée en Alsace ont développé une éolienne domestique, l'Aérocube.

L'idée et le concept sont assez intéressants : l'éolienne est conçue pour ne pas faire de bruit (évitons les conflits de voisinage), se fondre dans le paysage, garder les oiseaux de passage en vie... et produire de l'électricité !

Son esthétique rappelle tantôt les pigeonniers, tantôt les séchoirs à tabac que l'on trouve encore en Alsace ou dans d'autres régions. Et pour faciliter encore plus l'intégration de l'éolienne dans l'architecture du bâtiment, il est possible de le recouvrir de tuiles.

Non seulement, il est possible d'additionner les micro-éoliennes, mais sa modularité vous permettra également de l'emmener avec vous si vous décidez un jour de déménager.


Tout est parfait alors ? Pas totalement : son efficacité est pour l'instant inférieure à celle des éoliennes classiques. Bien qu'exploitant la "force venturi" (phénomène naturel du vent lorsqu'il remonte le toit) qui s'engouffre dans l'aérocube pour faire actionner les turbines, un seul module produit entre 5% et 20% des besoins d'une maison de 120 m².

Aujourd'hui, EDF à uniquement l'obligation de racheter l'électricité provenant des panneaux solaires (0,60€ par kW/h) et pas encore celle provenant d'aérocube. Alors, bien que le produit soit proposé à un prix attractif, cette exclusion permet d'amortir l'investissement seulement au bout de 15 ou 20 ans.

Reste que l'initiative des deux entrepreneurs alsaciens a la vocation d'améliorer le Bilan Carbone de tout à chacun en alliant une intégration parfaite des micro-éoliennes dans nos campagnes.

Je ne peux que leur souhaiter une grande réussite dans leur aventure tant humaine qu'économique !

Et de votre côté qu'en pensez-vous ? Trouvez-vous que c'est une solution durable ou plutôt un gadget écologique ?

mardi 9 mars 2010

Un bronze pour les JO !

Ce n'est pas moi qui la décerne, mais la fondation David Suzuki, l'une des principales organisations écologistes canadiennes.

Bien que les Jeux Olympiques d'hiver de Vancouver qui se sont déroulés en février sont considérés comme les plus "verts" de l'histoire, ils ne répondent pas encore à toutes les attentes. "Le bronze, c'est bien. Mais vous auriez pu faire mieux" résume la fondation.

Pourquoi cette troisième place du podium?
Il y a eu quelques occasions manquées comme... celle du Bilan Carbone.

Mais ne boudons pas notre plaisir !!! En plus de la symbolique torche olympique recyclable à 90%, les deux sites ont fait le pari du développement durable.
Vancouver (berceau de Greenpeace), qui mise depuis longtemps sur la qualité de vie et le respect de la nature, a pour objectif de devenir la ville la plus verte d'ici 2020. La réhabilitation d'un site industriel, la récolte des eaux de pluie pour les sanitaires, la construction de "toits verts", ou encore l'immeuble Net Zero qui produit autant d'énergie qu'il en consomme sont des exemples de cette démarche.

Le petit village-station de Whistler, ne souhaitait ni grossir, ni perdre son âme "verte" pour cause des JO. Les nouvelles installations sont à la pointe des technologies écoénergétiques avec une empreinte écologique minime, comme la mini-centrale hydroélectrique de Fitzsimmons Creeks.

Pour le transport, le bilan est plus mitigé : une partie de la flotte dédiée à l'événement fonctionne à l'aide de piles à combustible hydrogène... qui arrive par camion du Québec !!!

Malgré l'absence du Bilan Carbone, la fondation souligne l'effort du comité d'organisation dans la réduction d'émissions de gaz à effet de serre (GES), estimés à 15% par rapport à un autre événement similaire.

Pourtant l'objectif initial était un "carbone neutre". Mais certaines émissions supplémentaires se sont rajoutées au dernier moment : des dizaine de camions, des rotations d"hélicoptères et des canons à neiges ont été réquisitionnés pour transporter ou fabriquer de la neige sur le site de Cypress Mountain.

L'un des événements sportifs les plus regardés au monde mérite-t-il ce podium ? Qu'en pensez-vous ?

vendredi 5 mars 2010

La (dure ?) loi du Bilan Carbone !

Un Bilan Carbone pour toutes les entreprises de plus 500 salariés ? Prémisse d'un durcissement de la législation en France ?
A ce jour, seules les entreprises cotées en bourse doivent présenter un rapport "développement durable", dont une partie fait apparaître une comptabilisation des émissions de CO2 de l'activité. Toutefois, aucune contrainte ni méthodologie ne sont imposées, avec le risque de dérive que l'on peut imaginer.

Dans le projet de la loi Grenelle 2, il est prévu que les entreprises "issues de secteurs fortement émetteurs" doivent présenter un bilan de leurs rejets. L'interprétation de ce texte va donc limiter l'obligation aux entreprises déjà assujetties à la directive européenne sur les quotas.

Mais dans un rapport demandé par le Chef de l'Etat qui sera rendu public dans quelques semaines, il semble que certains députés souhaitent durcir la législation en préconisant un élargissement des obligations légales sur les émissions de CO2 à toutes les entreprises de plus 500 salariés. Non seulement les 2460 entreprises concernées (voire plus si l'on sépare les maisons mères de leurs filiales de plus de 500 salariés) devront mesurer la quantité de rejets directement liés à leur activité, mais aussi calculer les émissions indirectes. La méthodologie Bilan Carbone développée par l'Adème semble la plus adaptée face à cette possible future réglementation.

Reste qu'aujourd'hui, il y a très peu de personnes capables de réaliser un bilan auprès des entreprises. C'est pourquoi l'échéance passerait de fin 2011 à fin 2012 afin d'avoir le temps de former suffisamment de consultants en Bilan Carbone, d'autant plus que le renouvellement du Bilan Carbone sera demandé tous les trois ans.

Bien que notre pays soit en avance sur le sujet, il reste des zones d'ombre à élucider : pas d'obligation d'une certification de l'intervenant ni de contrôle de la méthode calcul des résultats, et absence de l'obligation de la publication des résultats.

Dans tous les cas, l'actualité du Bilan Carbone n'a pas fini de faire parler d'elle !

jeudi 4 mars 2010

Le Bilan Carbone en pratique...

Comme j'ai reçu plusieurs mails me demandant d'expliquer le Bilan Carbone très très concrètement, voici un exemple ultra simple : le Bilan Carbone de mon repas d'hier soir dans un petit restaurant à Strasbourg où j'ai commandé une excellente entrecôte de bœuf !

Voici les différents éléments à prendre en compte pour le Bilan Carbone de ce plat :

D'abord, je prendrai bien sûr en compte la cuisson de la viande (consommation de gaz) effectuée par mon chef en cuisine.
Ensuite, le restaurateur est sans doute allé chercher mon steak à l'abattoir (en camion ?) et a protégé et donc conditionné la viande (emballage).
A l'abattoir, un certain nombre d'opérations ont été nécessaires pour faire du boeuf un steak (transformation).
Et avant cela, un agriculteur a du élever ce boeuf en utilisant différentes énergies (nourriture, chauffage, transport...). Et de mon côté, je suis allé au restaurant en voiture (aye !)...

Chacune de ces étapes (non-exhaustives) génère des rejets indirects de carbone qu'il faudra prendre en compte dans la réalisation du Bilan Carbone.

Si le restaurateur décide un jour de faire son Bilan Carbone, une partie de son résultat proviendra de la consommation (directe ou indirecte) des mets qu'il présente sur sa carte. Pour compléter son Bilan Carbone, il faudra notamment calculer les rejets provenant des immobilisations (locaux, cuisine, table, chaise...), des déchets, des déplacements du personnel...

Le résultat global permettra non seulement de quantifier les rejets, mais surtout de les identifier sur l'ensemble du processus de l'activité. Il sera ainsi plus efficace de définir les actions à mettre en place pour réduire les GES !

Alors, prêts pour faire évaluer votre Bilan Carbone ?

mardi 2 mars 2010

Rallye / Bilan Carbone : une course contre la montre?

Un rallye, décrié comme une des activités sportives les plus polluantes, va se mettre à la poursuite des émissions des gaz à effet de serre (GES) à travers un Bilan Carbone. Idée géniale ou recherche du pardon ? Prémisse d'une course contre la montre face à l'environnement?

Ce rallye est celui d'Alsace-Vosges Ville d'Epinal, vitrine du championnat de France qui doit se dérouler les 8 et 9 mai prochains. Il est piloté par l'Association Sportive de l'Automobile Club d'Alsace et du Rhin (Asacar). Les organisateurs veulent inscrire la course dans une démarche environnementale.

Première idée annoncée : alléger le parcours de plusieurs kilomètres. Il passerait ainsi de 950 km à une distance proche des 860 km pour l'ensemble des 150 concurrents (soit 13 500 km de gagnés sur l'ensemble de la course).

Deuxième idée : effectuer un Bilan Carbone de la course. Un tableur permettra de mesurer la consommation de carburant et pourra être paramétré en fonction de la cylindrée et du réglage de chaque véhicule pour optimiser la précision des calculs. Sachant qu'un litre de carburant brûlé équivaut à 2,425 kg de CO2, il suffira de convertir la consommation totale pour obtenir l'équivalence en rejet de CO2 (dioxyde de Carbone).

Mais les organisateurs ne souhaitaient pas s'arrêter en si bon chemin. Les tonnes de CO2 émises seront transformées en crédit carbone (les premières estimations sont de l'ordre de 1500 Euros). Un appel à projet est organisé pour pouvoir bénéficier du crédit carbone. Les projets doivent être axés sur l'éco-mobilité, comme les voitures électriques, les véhicules fonctionnant au GPL voir pourquoi pas des projets axés sur le vélo...

Enfin, les promoteurs souhaitent que ce premier pas dans une démarche environnementale soit complété lors des prochaines éditions.

Espérons également qu'ils ne seront pas les seuls. Dois-je rappeler que lors des trois prochaines années, l'Alsace accueillera le rallye de France piloté par la FIA... auxquels nous pourrions bien appliquer la même règle !

Sachez en tous cas, et sans vouloir entrer dans un débat politique, les Verts sont contre...

Et vous qu'en pensez-vous?