Conseils et informations sur le bilan carbone

vendredi 23 juillet 2010

Le bilan carbone de Google

Lors de son sixième anniversaire en février dernier, Facebook annonçait 400 millions de membres sur son réseau social. A peine 5 mois plus tard, il ajoute 100 millions de membres et atteint le demi-milliard !

Facebook est un exemple parmi d'autres de l'explosion du Web et de son utilisation dans notre quotidien. Mais comment cela fonctionne-t-il ? Combien sommes-nous sur la toile chaque jour ? Quelles sont les conséquences pour l'environnement ?

Le Web en équivalent carbone

Nous sommes 1,73 milliard d'internautes, soit un quart des habitants de la planète, à connaitre le monde virtuel. Sur les 1.4 milliards d'adresses électroniques, 90 000 milliards de courriels ont transité en 2009, dont 80 % de spams.



Google, de son côté, possède 2 millions de serveurs répartis sur l'ensemble de la surface du globe, avec une consommation de 1.75 térawattheure, c'est à dire l'équivalent énergétique de 2 petites centrales nucléaires. Une simple recherche sur le net, via un moteur de recherche rejette l'équivalent de 7 grammes de CO2 dans l'atmosphère... et Google enregistre 200 millions de recherches par jour.

La consultation d'une page Web sans image consomme 0.02 gramme de CO2 par seconde. Si la page est beaucoup plus complexe, sa consommation peut être multipliée par dix et monter à 0.2 gramme par seconde. Un avatar sur Second Life consomme autant d'énergie annuellement qu'un brésilien (bien réel, lui) sur la même période, soit 1752 kilowattheure.

L'informatique serait responsable de 2 ou 3% de la totalité des rejets de gaz à effet de serre (GES) au niveau mondial !

L'énergie, ou en tout les cas sa consommation, commence à devenir un paramètre important pour les start'up du Web. Google l'a très bien compris et anticipe cette problématique en obtenant en début d'année la position de distributeur d'électricité aux Etats Unis.

Ces derniers jours, Google a annoncé la signature d'un accord d'une durée de 20 ans pour s'approvisionner à prix fixe en énergie éolienne auprès de la société NextEra Energy Ressources dans l'Iowa. Le géant américain va acheter 114 mégawatts d'énergie éolienne puis les revendre grâce à son nouveau statut dans l'objectif d'un bilan carbone neutre annoncé en 2007.

vendredi 16 juillet 2010

L'opportunité de la baisse des émissions de CO2

Le mercredi 7 juillet, le Commissariat Général au développement durable (dépendant du ministère de l'Ecologie) a annoncé une diminution de la consommation totale d'énergie primaire en France en 2009 de 5.2%.

Cette diminution, associée à la progression des énergies renouvelables dans notre pays, permet d'afficher une baisse de 5.7% de nos rejets de dioxyde de carbone (CO2) liés à la combustion d'énergie.
C'est la plus importante baisse enregistrée depuis 1975, année qui avait suivi le premier choc pétrolier. Au-delà de nos efforts en faveur des économies d'énergies, c'est bien la récession que nous avons connu l'année dernière qui nous permet d'afficher ce résultat.

Des objectifs croissants !

Malgré l'abandon de la Taxe Carbone en début d'année, notre ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo et ses homologues britannique et allemand préconisent une réduction des émissions de carbone de 30% d'ici 2020 en lieu et place de l'objectif de l'Union Européenne (UE) actuel de 20% par rapport à 1990. En effet, la crise mondiale a induit mécaniquement une réduction des rejets de GES qui a pour effet de maintenir à un niveau très bas le cours actuel du carbone et n'incite guère les entreprises à investir significativement dans des technologies vertes.

L'opportunité verte...

Pourtant, la relance économique vers laquelle nous espérons nous diriger serait une opportunité à saisir pour que l'Europe se positionne dans ses marchés où la concurrence s'accroit. Un certain nombre de pays, dont la Chine, s'efforcent de développer un environnement plus favorable pour les investisseurs présentant des "solutions vertes" ou à faible émissions de carbone.






Green is a deal !

L'état d'urgence pourrait être décrété
selon l'estimation de l'AIE (Agence Internationale de l'Energie) : après 2020, chaque année de retard d'investissement dans les sources d'énergie à faible émission pourrait coûter entre 300 et 400 milliards d'euros au niveau mondial sur la base (prudente) d'un baril de pétrole à 88 dollars en 2020.

En tous cas, il est louable de noter que les nouveaux objectifs proviennent des ministres allemand, anglais et français, mais il serait encore plus intéressant de connaître les moyens que les politiques souhaitent mettre en place pour l'atteindre. Nous assistons peut être aux prémisses d'une taxe carbone européenne ?