Conseils et informations sur le bilan carbone

mercredi 24 novembre 2010

Le Bilan Carbone d’une pinte de bière !

Pour écrire cet article, il me semblait important de me conditionner de la meilleure façon : me rendre dans le café le plus proche et savourer une bière bien fraiche.

UNE BIÈRE, DES BIÈRES
Un des blogs du journal anglais "The Guardian" présente l’empreinte carbone de la boisson déjà vénérée par nos ancêtres les Gaulois (la cervoise). Il en ressort que, de nos jours, la bière se présente sous des variétés et des goûts très divers, est produite soit par des multinationales soit par des micro-brasseries de quartier. On peut la déguster dans un bistrot ou se la procurer directement chez le fabricant, dans des boutiques spécialisées ou plus généralement dans les réseaux de grande distribution.


RÉPARTITION DE L'EMPREINTE CARBONE DE LA BIÈRE
D’après l’auteur de l’article, qui a effectué son étude sur une petite brasserie, l’empreinte carbone se ventile de la façon suivante : un bon tiers des rejets des gaz à effet de serre provient de la matière première, un quart est issu de l’énergie nécessaire à sa fabrication, 13% représentent le matériel de l’entreprise et un dixième concerne les déplacements des salariés.
Alors que la partie fret incarne 7% de l’empreinte carbone, la fermentation naturelle d’une pinte de bière dégage dans l’atmosphère 15g de CO2 par litre et prend part pour 5% du Bilan Carbone.
Enfin, le conditionnement a une part plutôt marginale dans l’analyse avec seulement 3% de l'empreinte carbone, malgré la grande variété d'emballages existants : bouteille en verre, cannette, fût de 5 litres pour les grand public, fût de divers volumes pour les bars...

Si vous consommez votre bière à domicile, l’auteur conseille de privilégier la cannette à la bouteille en verre car le poids du verre est bien supérieur au métal et augmente le coût carbone du fret.

Et si vous voulez vraiment bien faire, il sera toujours préférable de consommer une bière de fabrication locale dans un bar ! Elle ne pourra être que meilleure et tellement plus conviviale.

En tous cas, en ce qui me concerne, je viens de terminer la mienne…

vendredi 5 novembre 2010

Grenelle : audit et bilan !

A la demande du gouvernement et plus particulièrement du Ministère de l'Ecologie, le cabinet d'audit Ernst & Young a remis à Jean-Louis Borloo ce 2 novembre un rapport d'évaluation du Grenelle de l'environnement, trois ans après son lancement.

Sur les 268 engagements théorisés en 2007, 11 n'ont donné lieu à aucune action (4%), ne répondant plus ou mal aux objectifs (extension des pratiques agricoles concertées...) alors que les 257 restants (96%) sont engagés à différents niveaux : 
 - 48 engagements (19%) ont été réalisés et ne demandent pas de mesures supplémentaires, comme l'interdiction des lampes à incandescence ou la mise en place d'un fond de démonstration de technologies éco-responsables à l'Ademe,
 - 157 engagements (61%) sont en bonne voie de réalisation,
 - 52 engagements (20%) demandent une nouvelle mobilisation ou un changement de direction, comme le contribution énergie-climat ou la plus médiatique Taxe Carbone.

A la lecture de ces chiffres, le bilan du ministère de l'Ecologie semble honorable. Notons du reste que le rapport d'audit énumère essentiellement les mesures prises par le gouvernement :  lois, décrets, arrêtés...
De par cette pression de textes de lois, l'Etat tente de démontrer son implication sur le sujet et d'impulser une nouvelle vision de la société sur l'environnement.

L'ÉTAT CONTRE LE PEUPLE ?
Ces chiffres ne reflètent nullement une dynamique culturelle de la population ni une réelle implication populaire. Tous les changements demandent une initiation, voire une éducation avant d'intégrer et d'ingérer les nouvelles bases.
Certaines associations ont un regard plus dur sur l'inventaire comme Agir pour l'Environnement qui publie un contre-bilan.

Ceci étant, personne ne pourra nier l'éclosion de la sensibilité des gens sur l'environnement ces derniers années. Un sujet de discussion quasi quotidien pour nos concitoyens. Les cabinets de Marketing l'ont bien compris en communiquant "vert" (pour booster les ventes, soyons clairs), risquant régulièrement le greenwashing pur et dur. Les logos "environnementaux" se multiplient aussi à outrance au risque de créer la confusion dans l'esprit des gens.

Etcetera !

Bien que nous ayons encore une large marge de manœuvre politiquement parlant depuis le lancement du Grenelle de l'environnement, un dialogue et une nouvelle approche environnementale se sont instaurés. 

Tout ceci n'est que la genèse d'une longue démarche pour offrir aux générations futures un environnement digne de ce nom !
Qu'en pensez-vous ?

mardi 2 novembre 2010

Une île à la mer !

Les Maldives...
Son climat agréable, ses magnifiques fonds sous-marins, ses lagons idylliques et ses paysages inouïs en font une destination de premier choix ! Aujourd'hui, le tourisme représente une grande majorité de l'économie de cette République, avec les ressources issues de la mer (pêche et commerce).

Mais les 1199 îles de l'archipel (dont seulement 202 sont habitées) sont menacées par le réchauffement de la planète. Des études montrent que si la température de la Terre augmente de 2°C, le niveau de l'Océan Indien pourrait monter de 5 centimètres... en submergeant la quasi totalité de l'archipel. Le point culminant des îles étant de 2,30 mètres.


La menace est prise au sérieux par le gouvernement en place depuis 2008, année d'élection du Président Mohammed Nasheed. Pour anticiper la catastrophe, il s'est lancé dans une campagne d'achat de terres (en Inde, au Sri Lanka, en Australie) pour ériger les Nouvelles Maldives lorsque les anciennes auront disparu sous les vagues.

Un exemple pour la communauté internationale
Avant ce choix ultime, Nasheed souhaite combattre le réchauffement climatique en étant un exemple pour la communauté internationale. Pour cela, le pays s'est engagé à devenir neutre en carbone d'ici 2020, tout en s'appuyant sur sa principales richesse, le tourisme.

Pour mener à bien cette politique, il se tourne naturellement vers les grandes organisations pour demander des programmes d'aides aux Maldives, comme le retraitement des déchets ou la création de parcs d'énergie renouvelable.

Seulement la lenteur des administrations oblige Nasheed à se tourner vers le privé et de signer un accord de Partenariat Public Privé (PPP). Cette convention tripartite a été signée le 15 mars dernier avec la Compagnie Benjamin de Rothschild et BeCitizen. Ce dernier réalisera le Bilan Carbone du territoire qui détaillera les émissions de gaz à effet de serre issues de tous les secteurs de l'économie dont le transport, le secteur résidentiel, le tourisme, la production d'énergie et la gestion des déchet. BeCitizen apportera ensuite son expertise technique pour orienter les choix du pays pour atteindre l'objectif de neutralité carbone en 2020.
De son côté, la Compagnie Benjamin de Rothschild recherchera les sources financières à travers les institutions financières telle que la Banque Mondiale d'Investisseur Privés, des marchés internationaux, ainsi que du marché du carbone, permettant de réaliser les différents projets.

"Si les scientifiques ne sont pas capables de sauver les Maldives, alors ils ne sont pas capables de sauver le monde"
Les actes de Nasheed visent donc à inciter les autres pays à agir, dans l'espoir de tirer quelques bénéfices pour son pays si un programme pour lutter efficacement contre le changement climatique est finalement lancé. Comme il le dit : "si les scientifiques ne sont pas capables de sauver les Maldives, alors ils ne sont pas capables de sauver le monde".