Conseils et informations sur le bilan carbone

lundi 31 janvier 2011

Le Bilan Carbone du Dakar

L'édition 2011 du Dakar s'est achevée à la mi-janvier en tentant de jouer la carte environnementale !

43 000 tonnes de GES en équivalent carbone...
L'épreuve de cette année c'est : 2500 personnes, 550 participants, 146 voitures, 68 camions et 33 quads pour avaler plus de 9500 km de parcours, dont 5000 km de course proprement dite.
D'après un Bilan Carbone effectué à la demande des organisateur à l'ADEME, le Rallye a généré près de 43 000 tonnes de gaz à effet de serre en équivalent carbone. Comparé au rejet moyen d'un ménage français (17 tonnes selon l'ADEME), le chiffre est impressionnant et a de quoi alimenter l'hydre des écologiques.

...c'est peu...
Mais si l'on compare ce chiffre à celui de la Coupe du Monde de football (2 800 000 tonnes tous les 4 ans), le Rallye semble écologique, pour une manifestation sportive de notoriété mondiale. Surtout que la Coupe du Monde de rugby 2007 (570 000 tonnes), le tournoi de tennis Rolland Garros (156 000 tonnes) et même le Grand Prix de F1 de Spa Francorchamps (24 000 tonnes) ne font pas mieux.

L'empreinte carbone du Dakar


Les écologistes voient la pratique du Rallye-Raid comme une publicité pour une pratique polluante. Ils préfèrent le Tour de France car il encourage la pratique du vélo, bien que la pollution générée n'aient jamais été mesurée et est certainement plus importante : "Le Dakar, c'est une gloire triomphaliste en faveur de l'automobile, il faut l'arrêter" s'écrit Yves Cochet, ancien ministre de l'Environnement et député Vert !! Dans la même forme aussi sectaire, on pourrait répliquer que la Grande Boucle est l'apologie du dopage...

Reste que les organisateurs communiquent sur l'environnement : une comparaison du Bilan Carbone (depuis 2007) 2011 à celui de 2010 démontre que les rejets de cette année sont 1,4 fois plus importants, du fait du déplacement des participant en Amérique du Sud à la place de l'Afrique.
Le Rallye va compenser une partie de ses rejets de gaz à effet de serre à hauteur de 105 000 Euros, en participant au financement du projet Madre de Dios, qui devrait éviter la destruction de 120 000 hectares de forêts tropicales sur les 10 prochaines années.
ASO (Amaury Sport Organisation) a accentué ses efforts, en s'engageant à laisser chaque bivouac (2500 personnes) propre et en assurant directement la collecte, avec tri, des déchets et en les évacuants vers les décharges ou des entreprises spécialisées (huile de vidange, batterie...).

L'émission de CO2 d'une épreuve sportive, quel que soit son type, sera (par définition) toujours trop élevée, mais certains organisateurs tentent d'atténuer, à leur façon, leur impact sur l'environnement. D'autre ne font rien, et une autre partie se lance dans le greenwashing !!

Et vous, vous classez le premier Rallye-Raid mondial dans quelle catégorie ?

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