Conseils et informations sur le bilan carbone

mercredi 16 février 2011

Premier bilan pour l'affichage environnemental

L'affichage environnemental des produits avait du plomb dans l'aile, son application ayant été régulièrement reportée, mais il semble que cette fois elle tienne le bon bout.

Bien que le projet fut annoncé par le Gouvernement lors du Grenelle de l'Environnement, ce sont bien les entreprises qui sont demandeuses. Pour preuve, à l'issue de l'appel à candidature (clos le 31 décembre 2010) par le Ministère de l'Environnement pour la phase d'expérimentation, pas moins de 230 entreprises ont répondu positivement à la demande.
Les candidats couvrent un large éventail du tissu économique français : TPE, PME, grands groupes, producteurs, distributeurs... venus de secteurs aussi divers que l'alimentaire (un tiers des entreprises), le textile, l'ameublement, le bricolage, l'entretien, les soins de la personne, l'imprimerie, l'édition...


L'expérimentation débutera le 1er juillet 2011 pour une durée de 12 mois et devra permettre de valider (ou non) l'ensemble des dispositions de mise en place et de détermination du coût écologique pour la généralisation. Une mesure des rejets des gaz à effet de serre (GES) sera systématiquement intégrée sur l'affichage environnemental (d'après le Bilan Carbone de l'Adème ?), accompagné d'un impact sur les ressources naturelles (eau, biodiversité, air, consommation d'énergie...) les plus pertinentes par catégorie de produit.

Les consommateurs ne sont pas en reste, car d'après une étude sur la consommation durable et bien que 54% du public s'interroge sur le bien fondé des arguments écologiques des publicités, 74% d'entre eux souhaitent connaître le réel impact environnemental des produits consommés !

D'ici le commencement de l'expérimentation, le ministère publiera la liste définitive des entreprises sélectionnées. Je vous tiendrai au courant sur ce blog.

En tant que consommateur, êtes-vous pour ou contre l'affichage environnemental sur les produits de grandes consommation et sous quelle forme la verriez-vous ?

2 commentaires:

maud Sarazin a dit…

ça faisait effectivement un petit moment qu'on ne savait plus vraiment si étiquetage allait prendre vie.
Du coup là ça a l'air bien engagé. Mais pour ma part, je me pose une petite question, les entreprises volontaires étant réparties dans toutes les branches commerciales, y aura-t-il une sorte d'"étalon de base" pour savoir si les chiffres indiqués sont élevés ou optimisés en fonction du produit ? Les émissions liées à un gâteau fourré, son emballage et son marketing auront-ils à être comparés avec le kilo de viande du producteur du coin, son bouche à oreille et son emballage en papier alimentaire?

Pour répondre à vos deux petites questions, l'étiquetage m'intéresse surtout pour voir comment les marques vont l'utiliser, et j'ai aussi hâte de savoir si une homogénéisation (visible) des méthodes de calcul se mettra en place au sein des filières (pour les impacts environnementaux plus qualitatifs que les GES comme la biodiversité).
D'autre part, je pense que cet étiquetage prendra une forme du type de celle que les magasins casino avait pu mettre en place à savoir une règle dégradée du vert au rouge avec un curseur.
Enfin je pense que l'impact sur l'environnement (biodiversité, acidification, eutrophisation des eaux, santé humaine) pourrait faire l'objet de petits logos... ah non après réflexion, on finirait par mettre des logos comme sur les produits phytosanitaires et autres avec le petit poisson moribond sur sa berge souillé.
Peut être que l'affichage sur les produits alimentaire doit conserver la notion que l'on mange sans doute pour vivre mais on aime aussi vivre pour manger même si un caviar russe, qui vient en camion ou une fraise en février ont un impact non négligeable sur l'environnement. Je laisse le soin aux spécialistes du marketing de trouver une forme sympathique à ces informations.

Carbone 11 a dit…

Aujourd'hui, le gouvernement a annoncé une sélection de 168 entreprises (des PME mais également Orangina, Carrefour, Bonduelle, Leroy Merlin..) sur les 230 candidatures.
L'objectif étant de tenter de développer un marquage multi-critères et non mono-critère en englobant l'ensemble des impacts sur l'environnement comme vous le citez, Maud.
Je crois savoir qu'il y aura au moins un impact commun à tous, afin de pouvoir les comparer et au moins un autre en fonction de la catégorie des produits (par exemple la quantité de rejets de nitrate pour l'élevage des viandes).
Le forme de l'étiquette devra rejoindre ce que nous connaissons déjà sur les appareils blanc ou brun ou dernièrement pour les biens immobiliers. ..

Enregistrer un commentaire