Conseils et informations sur le bilan carbone

vendredi 20 janvier 2012

Fenêtres PVC Serplaste : rien ne se perd, tout se recycle !

Comment être une entreprise, rester dans la course et réaliser des économies sans lorgner sur les aspects quantitatifs et surtout qualitatifs d'une production ? En s'inscrivant dans une stratégie de développement durable ! C'est ce qu'a compris Serplaste, fabricant de portes, volets et fenêtres depuis 1934... Autant dire que la société en a vu des conjonctures économiques.


Y a-t-il une vie après le PVC ?
Oui ! Pour Serplaste, en tout cas... 
En effet, la société récupère toutes les fenêtres PVC. Lors de chaque rénovation, les poseurs de fenêtres récupèrent les fenêtres en « fin de carrière », les réunissent dans de grandes bennes, en attendant leur heure... L'heure de la réincarnation !
PVC, verre et acier sont ensuite triés pour être réutilisées chacun de leur côté à 100 %. Le matériau PVC, notamment, est broyé afin d'obtenir de nouveaux profilés extrudés. Une fois assemblée, une nouvelle fenêtre de dernière génération voit le jour... Et ainsi de suite. Un cycle potentiellement infini !


Le développement durable sur tous les fronts !
Manifestement, pour Serplaste, recycler ses fenêtres en PVC ne suffit pas pour s'inscrire dans une optique de développement durable. Ainsi, leur PVC est fabriqué sans plomb.
Par ailleurs, tous les bois utilisés dans la fabrication de leurs menuiseries sont estampillés FSC (écolabel qui atteste de la production de bois dans le respect de l'environnement).
Quant aux chutes de copeaux, elles servent à chauffer l'ensemble du site Serplaste, assurant des économies importantes, et un geste écologique supplémentaire.
Enfin, Serplaste joue la carte française et ne s'engage qu'avec des fournisseurs de proximité, assurant ainsi des économies d'énergies considérables !

Avec une entreprise aussi expérimentée dans l'âge, saurez-vous écouter la voix du sage ?

Si vous voulez tout savoir sur la menuiserie Serplaste et bénéficier des dernières actualités, retrouvez la page Facebook Serplaste !
Les adeptes de Google n'ont pas été laissés de côté : retrouvez également la page Google+ Serplaste !

samedi 17 décembre 2011

Le Bilan Carbone du Père Noël

En surfant sur le net, je me suis arrêté sur le site ConsoGlobe où l'un des rédacteurs s'est amusé à calculer le Bilan Carbone du Père Noël. L'auteur n'a aucune prétention sur l'exactitude du résultat et précise même qu'il est "fasciné par les calculs un peu inutiles qui font rêver" !
Trouvant l'idée très originale, je pars également dans ce calcul fantasque. Pourquoi ? Loin de moi l'idée de lui faire concurrence, mais je dois avouer que je partage son "rêve" de savoir ce que nous coûte vraiment le Père Noël !

Alors les enfants, il coûte combien le Père Noël ?
Comme vous le savez, depuis le 30 octobre, nous sommes au moins 7 milliards sur la planète, avec un rythme d'évolution de 353 015 naissances par jour moins la mortalité. Chaque année, le Père Noël doit donc gérer près environ 129 millions d'enfants supplémentaires.
L'homme en rouge ne distribue des jouets qu'aux enfants de moins de 9 ans. Pour les autres (en particulier les adultes), ils peuvent toujours faire parvenir leur lettre à leurs proches en espérant qu'ils courent pour eux en magasin.



Le Père Noël s'occupe de 1,161 milliards d'enfants ?
Non, non ! Comme le souligne l'auteur de ConsoGlobe, la distribution cible uniquement les chrétiens (33,06% de la population), les athées (2,35%) et les 'sans religion' (11,92%), soit au total 47,33% de la population ou 550 millions d'enfants... le tout en 24 heures - décalage horaire oblige - dans la nuit du 24 au 25 décembre.
Une chance pour le Père Noël, le taux de fécondité mondial est de 2,47 enfants par femme, ce qui lui permet de réduire ses obligations sur 223 millions de cheminées. Pour réussir cet exploit, il doit s'arrêter 2581 fois par seconde (un bon argument pour justifier à vos enfants pourquoi ils ne l'ont pas vu).
Dans l'hypothèse que la répartition des enfants soit égale sur l'ensemble de notre planète et que la superficie des continents fait 149 millions de km², il va parcourir 149 millions de km lors de sa tournée.
Reste que je n'ai pas réussi à trouver le facteur d'émission (FE) de ses rênes supersoniques (ils se déplacent quand même à une vitesse de 6,2 millions de km/h).

En période de crise économique et soucieux de l'environnement, le Père Noël m'a affirmé qu'il a optimisé ses rejets de CO2 à 115g par km, ce qui lui permet aussi d'obtenir une prime de l'Etat belge cette année.

Le résultat :
Pour effectuer sa tournée de 149 millions de km, ses rejets GES en équivalent CO2 atteignent 17 135 tonnes (soit le même chiffre que mon confrère, qui d'ailleurs précise que cela représente la consommation moyenne annuelle de 2000 Français).

Naturellement, une ou deux incertitudes grossières ou erreurs se sont glissées dans la démonstration, et les commentaires de ce blog sont là pour que chacun porte sa pierre à l'édifice. De mon côté, je vais proposer à l'auteur du texte original de créer en commun une ONG pour l'expertise et le suivi des gaz à effet de serre du Père Noël en y proposant des pistes d'amélioration pour les diminuer...

samedi 26 novembre 2011

Greenbottle : Une bouteille de vin en papier !

Après avoir développé la bouteille de lait en carton, la société anglaise Greenbottle fait son buzz sur Internet en présentant la première bouteille de vin en papier.


La technologie est la même que pour le produit que nous connaissons sur le marché français sous l'appellation de cubi : une poche en plastique contenant le liquide (lait, jus de fruit, vin...) entouré d'un emballage en carton pour la rigidité.

Technologie, écologie... et design !
Songeant à l'éco-conception du produit d'emballage, Greenbottle a pensé à la possibilité de séparer le plastique et le papier pour un meilleur recyclage. Il explique sur son site internet comment procéder et fournit quelques informations sur sa démarche.

La coque en papier étant facilement transformable, l'entreprise fait évoluer le modèle pour concevoir une Greenbottle en forme de bouteille de vin traditionnelle. Elle ne pèse que 55g, soit 10 fois moins que celle en verre, ce qui permet de réduire le Bilan Carbone lors du transport et d'alléger la ménagère lors de son passage en caisse. En plus d'annoncer une réduction de 10% sur les émissions des gaz à effet de serre par rapport au verre, la Greenbottle est également compostable !


Êtes-vous prêts à boire un grand cru dans une bouteille en carton ?
Reste à savoir quelle qualité de vin trouvera sa place dans ce type d'emballage. Est-ce que les consommateurs seront prêts à accepter cette évolution dans un secteur au les traditions prédominent ? Seriez-vous tenté de déguster un bon vin sortant d'une bouteille en carton ?

jeudi 17 novembre 2011

Netty.fr ou le Bilan Carbone d'un logiciel immobilier

C'est par l'intermédiaire d'amis que j'ai fait la connaissance de Denislav Nivolov, fondateur de Netty.fr, une boîte spécialisée dans les logiciels immobiliers. Je voulais vous le présenter ici, car en plus d'être outil hyper abouti et d'une simplicité d'utilisation enfantine, il présente plusieurs fonctionnalités à caractère environnemental que j'ai trouvé intéressantes.

D'abord, il faut savoir que Netty c'est un front office (c'est à dire un outil de création de site Internet immobilier) et un back office (une série d'utilitaires destinés aux agents immobiliers, comme un agenda, un listing d'adresses, des formulaires de prises de rendez-vous ou de mise en ligne de ses annonces...).



Une bonne description des biens réduit le nombre de visites !
Ce qui m'a séduit chez Netty, c'est bien entendu sa préoccupation environnementale. D'abord, plusieurs éléments font que les acheteurs pourront mieux cibler leurs recherches et feront moins de visites pour rien : la géolocalisation des biens en vente et de l'agence immobilière, la possibilité de placer des photos multiples du bien en vente et l’aperçu sur le site du voisinage immédiat du bien en vente. A la fin, moins de kilomètres en voiture, moins d'émissions de CO2 et moins de consommation d'essence évidemment.

Un diagnostique de performance énergétique qui implique l'acheteur !
De plus, pour chaque description des biens, Netty propose aux agences de placer facilement le diagnostique de performance énergétique, rendu obligatoire depuis plusieurs mois, avec la possibilité d'indiquer l'indice exact et l'évaluation d'émissions de gaz à effet de serre (GES) classée de A à G. Cela permet aux acheteurs de s'engager avant la visite du bien dans une démarche active vers la réduction des émissions de CO2. Ces préoccupations pourront augmenter tant par souci écologique que par raison économique.

Une solution mutualisée moins énergivore !
Troisième élément intéressant : Netty est une solution mutualisée. En d'autres termes (merci Denislav pour la petite discussion explicative sur le sujet !), cela veut dire que les sites Internet des clients de Netty bénéficient d'un hébergement commun, une plateforme unique qui évite la démultiplication des serveurs (qui sont très consommateurs en énergie, voir mon article sur le Bilan Carbone de Facebook) et le développement de solutions lourdes. Ainsi, les clients de Netty n'ont pas à laisser leur ordinateur ou modem allumé constamment car la solution n'est pas hébergée chez eux.

Les solutions mutualisées sont-elles écologiques ?
Netty est une solution clé en main qui mutualise les ressources informatiques de ses clients et permet de réduire l'empreinte carbone des agences immobilières qui y verront un intérêt (et qui en plus n'auront pas envie de s'inquiéter de leurs outils de travail).

On retrouve de plus en plus ce système de mutualisation des outils ou des données, comme le Cloud (serveur partagé) par exemple. Ces systèmes ont de gros avantages tant qu'ils sont gérés par des sociétés soucieuses de l'environnement, comme Netty.

Et vous, avez-vous recours à des solutions mutualisées pour votre entreprise ? Qu'en pensez-vous ?

mardi 11 octobre 2011

Le Bilan Carbone 2011 de Google

De retour du sommet des Top Contributeurs Adwords de Google à Mountain View, pour le compte de mon Agence Web, Philippe me signala que le géant américain venait de publier son Bilan Carbone pour l'année 2010.

Et effectivement, sur son blog officiel, Google annonce que l'ensemble de ses activités et services (Search, Gmail, YouTube, Google+...) conserveraient une empreinte carbone neutre depuis 2007.


Pour communiquer sur ses rejets de gaz à Effet de Serre (GES) et son impact environnemental de façon plus générique, la firme y a dédié un site Internet. On y apprend que chaque internaute qui "googlelise" coûte à l'entreprise 0,2 gramme d'équivalent CO2, soit 0,0002kWh. Sur l'ensemble de l'année 2010 Google a rejeté 1,46 million de tonnes équivalent de CO2 dans l'atmosphère. En divisant ce chiffre par le milliard d'utilisateur, il affiche 1,46 kg annuel d'équivalents CO2 par internaute. Ce chiffre ne prend pas en compte la consommation électrique des ordinateurs des utilisateurs ou de leur fabrication, expliquant les écarts importants avec les chiffres publiés par l'Ademe.



Sans surprise, c'est la consommation énergétique des data centers qui représente le poste le plus important sur son empreinte carbone. Toutefois, Google avertit qu'il fait bien mieux que ses concurrents (Microsoft, Facebook...). En 2010, 25% de sa consommation électrique provient de l'éolien ou du solaire (Philippe fut témoin de la présence des panneaux solaires à Mountain View) et la firme souhaite porter rapidement cette part à 35% à la fin de l'année prochaine.

Je vous laisse découvrir les autres chiffres sur site de Google, comme les rejets de 1 minute d'un visionnage sur YouTube, d'une année de présence sur Gmail, ou bien plus surprenant le projet de transformer les excréments de cochons en énergie !

lundi 3 octobre 2011

La valorisation du Bilan Carbone de l'Opéra de Lyon

Le diagnostique des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) d'une activité est un état des lieux des rejets en équivalent Carbone (ou CO2) sur une année. Derrière cette photographie, il est essentiel d'apporter des actions permettant sa réduction.

L'Opéra de Lyon l'a bien compris. Après avoir réalisé son Bilan Carbone en 2009, l'Opéra a constaté qu'une part importante partie des émissions des Gaz à Effet de Serre provient des déplacements des artistes et du public (un spectateur sur deux s'y rend en voiture).

Pour pallier à ces rejets, l'Opéra de Lyon a pris l'initiative de développement un site de co-voiturage pour se rendre à ses spectacles. Etant donné que cette problématique des déplacements de spectateurs est un constat générique dans les activités événementielles, l'Opéra de Lyon a syndiqué une quinzaine de structures culturelles de l'agglomération (1).


La concrétisation du projet a mis deux ans avec les appuis de l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), de la Région Rhône et du Grand Lyon. Le site a été présenté officiellement lors de la Journée du co-voiturage, le mardi 20 septembre. Le Grand Lyon assurera la maintenance du site durant 5 ans, s'appuyant sur son expérience. En effet, la communauté urbaine de Lyon gère depuis plusieurs temps une plateforme générale de co-voiturage. Et le succès est présent : 5000 adhérents, dont un millier utilise le service au moins une fois par semaine, et 80% de ces derniers font 4 déplacements hebdomadaires !

Comme l'a souligné le Directeur Régional de l'Ademe, le co-voiturage est une bonne chose pour l'environnement, mais permet aussi socialement d'échanger ! Sans parler des gains économiques. Ce ne serait pas ça, la définition du Développement Durable ?


(1) : Théâtre de la Croix-Rousse, Espace Albert-Camus à Bryon, La renaissance à Oullins, TNP de Villeurbanne, Musée d'art contemporain, Transbordeur, Théâtre des Célestins, Institut d'art contemporain, Ensatt à Lyon, Les Subsistances, Festival Woodstower, Maison de la danse, Le Toboggan, Les Biennales de Lyon, Marché équitable de Givors

lundi 12 septembre 2011

Green Cab ou comment améliorer le Bilan Carbone des taxis !

Certains y sont encore, d'autres sont revenus et il y a ceux qui font leurs valises. Dans tous les cas la trêve estivale touche à sa fin avec les souvenirs et les rêves en tête.

Les frères Schmidt (Mike et john) ont réalisé le leur en créant une compagnie de taxis à Madison, aux Etats Unis (oui, oui, et pas en Alsace malgré leur nom de famille !), lieu de résidence de leurs ancêtres.
C'est en 2010, au moment du renouvellement des contrats de concession pour les taxis et avec un peu de culot, qu'ils présentèrent un projet de taxis écologiques. Le conseil municipal fut très rapidement enchanté. Ainsi la compagnie Green Cab fut lancé et se développa très rapidement.



Mais comment ont-ils réussi dans ce secteur concurrentiel ?

Ils utilisèrent tout simplement le principe d'allier l'écologie dans l'économie d'une entreprise. Pour se faire, ils firent l'acquisition d'une première flotte de dix véhicules hybrides Prius Toyota. En surfant sur un marché où tout le monde souhaite se mettre "au vert", le succès fut présent et très vite dix autres voitures rejoignirent la compagnie.
 En effet, et bien que l'investissement est plus conséquent que pour des véhicules classiques, le retour sur investissement va très rapidement avec la hausse permanente des carburants : les Prius consomment en moyenne 4.7 litres aux 100 kilomètres contre 11 à 15 litres pour les autres véhicules. Cette différence permet à Green Cab de proposer des tarifs très attractifs sur certains trajets à Madison.

Mais au-delà de l'attraction financière, la famille Schmidt propose des services supplémentaires "écologiques" gérés par un complexe logiciel informatique adapté à leurs besoins (un iPad est présent dans chaque taxi qui est connecté au logiciel du siège). 
Lors de votre demande de transport par téléphone, le logiciel compile plusieurs données en fonction de vos souhaits et vous propose tout de suite le prix de la course en fonction de vos options, quel que soit le chemin emprunté par le chauffeur ou le trafic. 
Par exemple, pour être "plus vert", vous pouvez accepter que le taxi fasse du co-voiturage avec un autre client qui prend la même direction que vous. Si vous êtes pressé, vous pouvez vous rendre directement à votre lieu de destination en vous acquittant d'une majoration. 
Et si l'idée vous est venue de vous rendre à un lieu à vélo et que vous avez vu trop grand sur la distance, il vous suffit de contacter Green Cab pour terminer le trajet : chaque taxi est équipé d'un support à vélo !

Le phénomène de taxi "vert" est de plus en plus grandissant aux Etats-Unis. Une compagnie d'Arlington (Virginie) EnviroCab se déclare être "la première à avoir un bilan carbone négatif". De son côté, la municipalité de Boston impose à toutes les compagnies de taxi l'usage de véhicules hybrides d'ici 2015.
Alors à quand les taxis "verts" en France ? Pourquoi cette vague de Green Cab n'est pas encore d'actualité chez nous ?