Conseils et informations sur le bilan carbone

lundi 5 mars 2012

Bilan Carbone d'Apple : la pomme est-elle toujours à croquer ?

Steve Jobs peut reposer en paix, tous les résultats d'Apple sont dans le vert :
  • 23,4 millions d'ordinateurs portables se sont vendus dans le monde au 4ème trimestre 2011 (+128% par rapport à la même période en 2010)
  • l'action a dépassé les 510 $ ; pour rappel, elle était à 310 $ un an plus tôt
  • un trésor de guerre de 97 milliards de dollars dormait en banque au 31 décembre 2011 (et il est très certainement à ce jour, au-dessus des 100)

Pourtant, et malgré un bilan qui ferait pâlir n’importe quelle entreprise, Tom Cook, le successeur du créateur d'Apple, se tâte toujours pour offrir les premiers dividendes aux actionnaires !

La pomme est-elle vraiment verte ?
Apple, on le sait, n'est pas en reste pour ce qui est de l’environnement. La compagnie a d’ailleurs publié son bilan carbone, ou pour être plus exact, son empreinte écologique. En 2010, cette dernière représentait 14,8 millions de tonnes d'émissions de gaz à effet de serre et se ventilait de la façon suivante :



Pour obtenir ses chiffres, Apple a procédé à l’analyse complète de son cycle de vie des trois années précédentes. On y découvre, entre autres, que la fabrication et l'usage des appareils de la firme représentent plus de 90% des rejets.
Entre 2008 et 2010, Apple a connu une croissance de 74% alors que son empreinte carbone n'a augmenté que de 57%. Cela a été rendu possible grâce à une optimisation de l'ensemble du cycle de vie, avec par exemple la réduction des emballages (celui de l'Iphone 4 est 42% plus compact que ceux de la 1ère génération), une homologation ENERGY STAR sur tous les produits de la marque, la mise en place d'un programme de recyclage (passant de 6,1% en 2005 à 66,4% en 2009) ou encore, l'élimination des substances toxiques (plomb, PVC, Mercure, arsenic...).
La firme à la pomme dévoile également l'impact environnemental de chacun de ses produits, ce qui vous permettra d'en savoir plus sur votre "précieux".

Green Apple ou Greenwashing ?
Bien entendu, il y a une grosse part de communication dans cette publication.
Toutefois, d'après Greenpeace et son dernier classement "Guide to Greener Electronic" de novembre 2011, Apple n'aurait pas à rougir de son palmarès.
En effet, elle se trouve au pied du podium de l'ensemble des entreprises mesurées par Greenpeace, devancée par Nokia, Dell et HP.

Naturellement, la position qu’occupe Apple ne permet pas la perfection sur tous les fronts. Au quotidien, la société doit faire face à de nombreux procès sur les brevets ou l'usage des noms.
Elle a aussi été critiquée sur les mauvaises conditions de travail chez ses sous-traitant. D'ailleurs, suite à une enquête du New York Times expliquant la manière dont les ouvriers sont traités chez le géant de l'assemblage électronique Foxconn, une augmentation de salaire allant jusqu'à 25% a été annoncée.

Une entreprise à croquer ! Vous ne trouvez pas ?

mercredi 22 février 2012

Le nouveau Bilan Carbone 2012 est arrivé !

Du changement dans l'air...

Voilà ; l'année 2012 est bien entamée.
Et le passage de 2011 à 2012 apporte quelques nouveautés ! Elles concernent autant les entreprises que les consultants en Bilan Carbone...
  • Le gouvernement a rendu obligatoire, pour les entreprises de plus de 500 personnes (250 en Outre-Mer) et les administrations de plus de 50 000 personnes, la réalisation d'un bilan de leurs émissions de Gaz à Effet de Serre (GES). Le décret d’application de l’article 75 du Grenelle II (n°2011-829, publié le 13 juillet 2011) impose également un plan d'action pour les réduire. Ce plan d'action doit en plus être rendu public, via les préfets avant le 31 décembre 2012 et mis à jour tous les 3 ans.
  • La restitution de ce Bilan est basé sur la norme ISO 14064. Bien que l'obligation est une version allégée du Bilan Carbone de l'ADEME, avec un champ d'application plus faible, il reste néanmoins le meilleur outil pour la réalisation de cette nouvelle obligation réglementaire.
  • En fin d'année 2011, l'ADEME a vendu sa méthodologie Bilan Carbone (la somme est gardée secrète mais certaines indiscrétions parlent d'un montant inférieur à 1 million d'euros) à une association créée spécialement à cet effet en juillet 2011. L'Association Bilan Carbone (L'ABC), multipartite, rassemble un peu tout le monde : collectivités, experts, institutionnels et sociétés de conseils. Son but : valoriser et développer la méthode Bilan Carbone. Ces acteurs seront également en charge des différentes formations sur le sujet.
  • L'ABC, par ailleurs ne proposera plus gratuitement la licence aux utilisateurs. Oui, c'est désormais payant !

Toutefois, l'ADEME continuera à développer la Base Carbone, base nationale de référence des facteurs d'émission.


La conséquence de ces changements ? L'arrêt des subventions distribuées par l'ADEME pour les entreprises souhaitant faire leur Bilan Carbone depuis le 1er janvier 2012.
Il n'existe qu'une seule possibilité pour détourner cela ! En effet, seul les regroupements d'au moins 5 entreprises du même secteur peuvent en faire la demande, en passant par un syndicat professionnel ou en créant par exemple une structure provisoire pour l'occasion.

Et Carbone 11, dans tout ça ?

Naturellement, Carbone 11 poursuit son activité en offrant toujours les mêmes services aux entreprises, aussi bien pour la réalisation de Bilan Carbone (il s'est acquitté de la licence 2012 !), la compensation carbone, l'étude des impacts environnementaux, les formations, les solutions de développement durable...
Mais en 2012, Carbone 11 évolue aussi et propose désormais d'accompagner les entreprises à la mise en place et au suivi du système de management de l'énergie (norme internationale ISO 50001) !
De plus, fort de son expérience dans ces domaines, Carbone 11 offre les mêmes services pour les certifications ISO 9001 (système de management de la qualité), ISO 14001 (système de management de l'environnement), FSC (Forest Stewardship Council) ou PEFC (Programme for the Endorsement of Forest Certification).

L'ensemble des points soulevés ci-dessus seront développés dans les semaines qui suivent lors de la mise à jour du site internet de Carbone 11.
Et si vous trépignez d'impatience, alors contactez-nous directement pour obtenir plus d'informations.

lundi 6 février 2012

L'évolution de la température de la Planète, une bonne raison (de plus) de faire votre Bilan Carbone !

J'ai vu circuler sur un réseau social (merci Géraldine !) une animation publiée par la NASA (National Aeronautics and Space Administration) présentant l'évolution de la température de la planète de 1880 à 2011. En d'autres termes, sur ces 130 dernières années.



Le film étant assez éloquent, je suis allé sur leur base de données pour trouver les valeurs qui ont permis de créer ce document pour en tirer un graphique tout aussi parlant :


Comme le montre le film, il est indéniable de noter une augmentation de la température, en prenant la moyenne des mesures sur la Terre, dans l'air et en mer (courbe verte). Ces résultats sont d'autant plus probants si l'on retire les températures relevées à la surface des eaux (courbe orange).
Beaucoup de climato-sceptiques assureraient (avec force !) qu'il n'y pas de lien entre l'évolution de la température et celle des rejets des gaz à effet de serre (GES). Ils n'ont pas tort : aujourd'hui, il n'existe aucune certitude. Reste que l'augmentation de température moyenne de la Terre coïncide (entre autres) avec le développement industriel et ses diverses mutations (usage du charbon, du pétrole, de l'uranium...) et l'accroissement de la population...

Les 10 années les plus chaudes
J'ai également regroupé sur un tableau les dix années les plus "chaudes", toujours tirées des données de la NASA. À noter que seules les températures des années du XXIème siècle truste le palmarès :


Alors que faire ?
Patienter sagement (je n'ose abuser d'autres termes) que nous confirmons définitivement le lien entre l'activité humaine et l'évolution du climat ? Ou anticiper à travers diverses actions, comme la réalisation d'un Bilan Carbone pour s'orienter vers le développement durable et une croissance verte ?

vendredi 20 janvier 2012

Fenêtres PVC Serplaste : rien ne se perd, tout se recycle !

Comment être une entreprise, rester dans la course et réaliser des économies sans lorgner sur les aspects quantitatifs et surtout qualitatifs d'une production ? En s'inscrivant dans une stratégie de développement durable ! C'est ce qu'a compris Serplaste, fabricant de portes, volets et fenêtres depuis 1934... Autant dire que la société en a vu des conjonctures économiques.


Y a-t-il une vie après le PVC ?
Oui ! Pour Serplaste, en tout cas... 
En effet, la société récupère toutes les fenêtres PVC. Lors de chaque rénovation, les poseurs de fenêtres récupèrent les fenêtres en « fin de carrière », les réunissent dans de grandes bennes, en attendant leur heure... L'heure de la réincarnation !
PVC, verre et acier sont ensuite triés pour être réutilisées chacun de leur côté à 100 %. Le matériau PVC, notamment, est broyé afin d'obtenir de nouveaux profilés extrudés. Une fois assemblée, une nouvelle fenêtre de dernière génération voit le jour... Et ainsi de suite. Un cycle potentiellement infini !


Le développement durable sur tous les fronts !
Manifestement, pour Serplaste, recycler ses fenêtres en PVC ne suffit pas pour s'inscrire dans une optique de développement durable. Ainsi, leur PVC est fabriqué sans plomb.
Par ailleurs, tous les bois utilisés dans la fabrication de leurs menuiseries sont estampillés FSC (écolabel qui atteste de la production de bois dans le respect de l'environnement).
Quant aux chutes de copeaux, elles servent à chauffer l'ensemble du site Serplaste, assurant des économies importantes, et un geste écologique supplémentaire.
Enfin, Serplaste joue la carte française et ne s'engage qu'avec des fournisseurs de proximité, assurant ainsi des économies d'énergies considérables !

Avec une entreprise aussi expérimentée dans l'âge, saurez-vous écouter la voix du sage ?

Si vous voulez tout savoir sur la menuiserie Serplaste et bénéficier des dernières actualités, retrouvez la page Facebook Serplaste !
Les adeptes de Google n'ont pas été laissés de côté : retrouvez également la page Google+ Serplaste !

samedi 17 décembre 2011

Le Bilan Carbone du Père Noël

En surfant sur le net, je me suis arrêté sur le site ConsoGlobe où l'un des rédacteurs s'est amusé à calculer le Bilan Carbone du Père Noël. L'auteur n'a aucune prétention sur l'exactitude du résultat et précise même qu'il est "fasciné par les calculs un peu inutiles qui font rêver" !
Trouvant l'idée très originale, je pars également dans ce calcul fantasque. Pourquoi ? Loin de moi l'idée de lui faire concurrence, mais je dois avouer que je partage son "rêve" de savoir ce que nous coûte vraiment le Père Noël !

Alors les enfants, il coûte combien le Père Noël ?
Comme vous le savez, depuis le 30 octobre, nous sommes au moins 7 milliards sur la planète, avec un rythme d'évolution de 353 015 naissances par jour moins la mortalité. Chaque année, le Père Noël doit donc gérer près environ 129 millions d'enfants supplémentaires.
L'homme en rouge ne distribue des jouets qu'aux enfants de moins de 9 ans. Pour les autres (en particulier les adultes), ils peuvent toujours faire parvenir leur lettre à leurs proches en espérant qu'ils courent pour eux en magasin.



Le Père Noël s'occupe de 1,161 milliards d'enfants ?
Non, non ! Comme le souligne l'auteur de ConsoGlobe, la distribution cible uniquement les chrétiens (33,06% de la population), les athées (2,35%) et les 'sans religion' (11,92%), soit au total 47,33% de la population ou 550 millions d'enfants... le tout en 24 heures - décalage horaire oblige - dans la nuit du 24 au 25 décembre.
Une chance pour le Père Noël, le taux de fécondité mondial est de 2,47 enfants par femme, ce qui lui permet de réduire ses obligations sur 223 millions de cheminées. Pour réussir cet exploit, il doit s'arrêter 2581 fois par seconde (un bon argument pour justifier à vos enfants pourquoi ils ne l'ont pas vu).
Dans l'hypothèse que la répartition des enfants soit égale sur l'ensemble de notre planète et que la superficie des continents fait 149 millions de km², il va parcourir 149 millions de km lors de sa tournée.
Reste que je n'ai pas réussi à trouver le facteur d'émission (FE) de ses rênes supersoniques (ils se déplacent quand même à une vitesse de 6,2 millions de km/h).

En période de crise économique et soucieux de l'environnement, le Père Noël m'a affirmé qu'il a optimisé ses rejets de CO2 à 115g par km, ce qui lui permet aussi d'obtenir une prime de l'Etat belge cette année.

Le résultat :
Pour effectuer sa tournée de 149 millions de km, ses rejets GES en équivalent CO2 atteignent 17 135 tonnes (soit le même chiffre que mon confrère, qui d'ailleurs précise que cela représente la consommation moyenne annuelle de 2000 Français).

Naturellement, une ou deux incertitudes grossières ou erreurs se sont glissées dans la démonstration, et les commentaires de ce blog sont là pour que chacun porte sa pierre à l'édifice. De mon côté, je vais proposer à l'auteur du texte original de créer en commun une ONG pour l'expertise et le suivi des gaz à effet de serre du Père Noël en y proposant des pistes d'amélioration pour les diminuer...

samedi 26 novembre 2011

Greenbottle : Une bouteille de vin en papier !

Après avoir développé la bouteille de lait en carton, la société anglaise Greenbottle fait son buzz sur Internet en présentant la première bouteille de vin en papier.


La technologie est la même que pour le produit que nous connaissons sur le marché français sous l'appellation de cubi : une poche en plastique contenant le liquide (lait, jus de fruit, vin...) entouré d'un emballage en carton pour la rigidité.

Technologie, écologie... et design !
Songeant à l'éco-conception du produit d'emballage, Greenbottle a pensé à la possibilité de séparer le plastique et le papier pour un meilleur recyclage. Il explique sur son site internet comment procéder et fournit quelques informations sur sa démarche.

La coque en papier étant facilement transformable, l'entreprise fait évoluer le modèle pour concevoir une Greenbottle en forme de bouteille de vin traditionnelle. Elle ne pèse que 55g, soit 10 fois moins que celle en verre, ce qui permet de réduire le Bilan Carbone lors du transport et d'alléger la ménagère lors de son passage en caisse. En plus d'annoncer une réduction de 10% sur les émissions des gaz à effet de serre par rapport au verre, la Greenbottle est également compostable !


Êtes-vous prêts à boire un grand cru dans une bouteille en carton ?
Reste à savoir quelle qualité de vin trouvera sa place dans ce type d'emballage. Est-ce que les consommateurs seront prêts à accepter cette évolution dans un secteur au les traditions prédominent ? Seriez-vous tenté de déguster un bon vin sortant d'une bouteille en carton ?

jeudi 17 novembre 2011

Netty.fr ou le Bilan Carbone d'un logiciel immobilier

C'est par l'intermédiaire d'amis que j'ai fait la connaissance de Denislav Nivolov, fondateur de Netty.fr, une boîte spécialisée dans les logiciels immobiliers. Je voulais vous le présenter ici, car en plus d'être outil hyper abouti et d'une simplicité d'utilisation enfantine, il présente plusieurs fonctionnalités à caractère environnemental que j'ai trouvé intéressantes.

D'abord, il faut savoir que Netty c'est un front office (c'est à dire un outil de création de site Internet immobilier) et un back office (une série d'utilitaires destinés aux agents immobiliers, comme un agenda, un listing d'adresses, des formulaires de prises de rendez-vous ou de mise en ligne de ses annonces...).



Une bonne description des biens réduit le nombre de visites !
Ce qui m'a séduit chez Netty, c'est bien entendu sa préoccupation environnementale. D'abord, plusieurs éléments font que les acheteurs pourront mieux cibler leurs recherches et feront moins de visites pour rien : la géolocalisation des biens en vente et de l'agence immobilière, la possibilité de placer des photos multiples du bien en vente et l’aperçu sur le site du voisinage immédiat du bien en vente. A la fin, moins de kilomètres en voiture, moins d'émissions de CO2 et moins de consommation d'essence évidemment.

Un diagnostique de performance énergétique qui implique l'acheteur !
De plus, pour chaque description des biens, Netty propose aux agences de placer facilement le diagnostique de performance énergétique, rendu obligatoire depuis plusieurs mois, avec la possibilité d'indiquer l'indice exact et l'évaluation d'émissions de gaz à effet de serre (GES) classée de A à G. Cela permet aux acheteurs de s'engager avant la visite du bien dans une démarche active vers la réduction des émissions de CO2. Ces préoccupations pourront augmenter tant par souci écologique que par raison économique.

Une solution mutualisée moins énergivore !
Troisième élément intéressant : Netty est une solution mutualisée. En d'autres termes (merci Denislav pour la petite discussion explicative sur le sujet !), cela veut dire que les sites Internet des clients de Netty bénéficient d'un hébergement commun, une plateforme unique qui évite la démultiplication des serveurs (qui sont très consommateurs en énergie, voir mon article sur le Bilan Carbone de Facebook) et le développement de solutions lourdes. Ainsi, les clients de Netty n'ont pas à laisser leur ordinateur ou modem allumé constamment car la solution n'est pas hébergée chez eux.

Les solutions mutualisées sont-elles écologiques ?
Netty est une solution clé en main qui mutualise les ressources informatiques de ses clients et permet de réduire l'empreinte carbone des agences immobilières qui y verront un intérêt (et qui en plus n'auront pas envie de s'inquiéter de leurs outils de travail).

On retrouve de plus en plus ce système de mutualisation des outils ou des données, comme le Cloud (serveur partagé) par exemple. Ces systèmes ont de gros avantages tant qu'ils sont gérés par des sociétés soucieuses de l'environnement, comme Netty.

Et vous, avez-vous recours à des solutions mutualisées pour votre entreprise ? Qu'en pensez-vous ?